Sucre, masse de cacao (Ouganda/Pérou), beurre de cacao, lait en poudre, émulsifiant : lécithine de tournesol, extrait de vanille
Traces éventuelles de fruits à coque, sésame et arachides
5 octobre 2026 :
Créer une passerelle entre le planteur de cacao et l’amateur du produit fini, le chocolat. Tel est l’objectif premier d’un Suisse, Fabien, ancien ingénieur agro-alimentaire impliqué dans le programme de développement durable de l’industriel pour sa filière cacao, qui utilise désormais son expertise et ses compétences pour les mettre au service de celui sans lequel aucune gourmandise n’existerait jamais : le producteur de cacao. Avec Fabien, épaulé par un artisan pâtissier, chocolatier et confiseur suisse de renom, Bruno, lui aussi très exigeant pour que la filière soit la plus vertueuse et équitable possible, les cultivateurs qui adhèrent au projet TREEGETHER® sont impliqués sur l’ensemble de la chaîne. Financés, accompagnés dans leur travail quotidien, ils sont, ENFIN, autorisés à découvrir le goût des produits finis tirés des cabosses et fèves qu’ils ont méticuleusement récoltées et fait sécher, mai aussi les identités (parfois les visages quand des visites ont organisées) de ceux qui vont les déguster. Planteur, sourceur, chocolatier et consommateur cultivent ensemble leur jardin planète terre, ils le nourrissent aux différentes étapes et en tirent de la magie : rendre le cacao vivant et rendre le chocolat, qui en est dérivé, magique.
A tablettes identiques en ingrédients, goût différent : merci le terroir !!!
Car si la première tablette, confectionnée à base de fèves de cacao récoltées à Nimumbaga (Ouganda) par Joseph Kiwanuka, la seconde est, de son côté, créée avec des fèves provenant de la plantation d’une cacaocultrice péruvienne, Edelmira Quiros Ponce, à Tocache, plantation accessible par tyrolienne et bateau uniquement
Ainsi, si leur pourcentage en cacao (42 % min.) est identique, leur robe est différente, la première tablette étant d’un brun mat et foncé tandis que la seconde affiche plus de douceur dans son marron. Toutes les deux présentent le même format, la même épaisseur et sont parfaitement moulées. Elles sont fermes en main, et douces à manipuler. Elles dégagent des parfums très proches et pourtant nuancés, la tablette ougandaise libérant une odeur de chocolat au lait plus corsé que celle de la tablette péruvienne. Toutes les deux ont la casse nette à l’oreille. Elles sont également croquantes sous les dents et fondent avec lenteur en bouche, alimentant une mâche-plaisir conséquente. C’est au palais et en rétro-olfaction que joue la différence, la tablette ougandaise révélant des arômes plus profonds de chocolat (on pense à des sous-bois), délicatement modulé par une ligne lactée, quand la tablette péruvienne rassure par sa suavité et son timbre de fruit rouge. Ainsi, ce ne sont ni le sucre ni le lait (suisse) qui sont aux commandes sur le plan du goût, mais bel et bien les fèves de cacao, gorgées des richesses de terroirs différents.
On savoure pleinement le pouvoir rassurant du, pardon, des chocolats au lait, qui transporte les sens dans la longueur en bouche.