Sucre, NOISETTES 22 %, huile de tournesol, LAIT écrémé en poudre, cacao en poudre 2,5 %, beurre de cacao, extrait de vanille, émulsifiant : lécithine de tournesol
Nos produits peuvent contenir des traces de lait, œuf, gluten, fruits à coque, arachides et poisson
14 mai 2026 :
On l’admet, on a cédé à l’irrésistible curiosité provoquée par l’ouverture en octobre 2025 de la chocolaterie de Cedric Grolet, dont la réputation de pâtissier de palace et d’entrepreneur (boulanger, viennoiseries) n’est plus à faire. On a accepté de faire la queue pour pouvoir s’immerger dans un lieu totalement chocolatée, du plafond jusqu’au sol en passant par une fontaine de chocolat géante sur le principal mur de la boutique. On a aussi accepté, en dépit d’un cri intérieur de résistance, de payer le prix d’un marketing et de packagings bien huilés pour faire l’acquisition d’un pot de pâte à tartiner.
18 euros, ça se mérite et, on espère vraiment que cela en vaut vraiment le coup, quand on est amateur de pâte à tartiner.
Inclus dans ce prix, le pot lui-même : le personnage créé pour cette chocolaterie par l’équipe, Cedrico (également décliné en version « guimauve »), est solide dans son verre et, surtout, d’une rondeur de corps à toute épreuve, il est dodu et câlin à souhait. L’étiquette collée sur le couvercle, dotée d’une couleur marron clair et de la typologie enfantine mise au point pour attirer le regard, sert de garantie fraîcheur : sitôt décollée, le couvercle se déclipse sans forcer.
La surface de la pâte est lisse, balayée de traces luisantes. Sa couleur est marron clair, apaisante, réconfortante. Son parfum est à haut pouvoir addictif, gorgé de sucre et de lait avant qu’une pointe de chocolat ne puisse remonter les narines. La pâte est onctueuse mais, néanmoins, fluide et filante, trop liquide – une invitation à faire œuvre d’instinct primaire en la lappant ou en la tétant (essayez, vous allez voir).
En bouche, elle se fait de velours, elle est tactile.
Son attaque est très sucrée, au point où, en dépit d’une ligne lactée généreuse et de la douceur du chocolat qui pose ses marques au palais, la noisette est totalement asphyxiée, inexistante, pour une rétro-olfaction qui s’en fait l’écho (du sucre, du lait, du chocolat) et une longueur trop brève pour prolonger un éventuel voyage aromatique.
Une pâte à tartiner grasse et sucrée, sans caractère, qui séduira néanmoins les palais accrocs au sucre et les personnes en recherche d’une alternative aux pâtes à tartiner de grande consommation.