Galette frangipane amande brute biologique (avec gluten)
Recette 100 % végétale (tenue secrète mais toutes les informations sont à recueillir au sein de l’ouvrage Pâtisserie Végétale de la fondatrice de l’atelier-boutique)
Allergènes : ce produit contient gluten, soja et fruits à coques.
20 janvier 2026 :
Maison historique, pionnière et incontournable sur Paris pour les gourmands et gourmets qui, par conviction, pour des raisons de santé ou, d’ailleurs, juste parce qu’ils sont gourmands à 100 %, la VG Pâtisserie, créée en 2016 par Bérénice Leconte, ne manque pas de proposer ses versions végétales de la galette des Rois, en mettant bien entendu en avant la galette traditionnelle à base de frangipane et d’amandes.
La galette individuelle s’adresse aux amoureux complètement obsessionnels et exclusifs du produit. D’un format angulaire, elle est vraiment généreuse dans son format et son poids, entre 150 et 160 grammes selon les balances et sortie de son petit sachet. Même pas peur, on pourrait se dire qu’elle peut être coupée en deux et qu’on en gardera pour plus tard, rien n’y fait, on la dévore d’un même mouvement sans se poser la moindre question.
Elle jouit d’une très belle présentation. Son feuilletage, précisé, fignolé et travaillé pour en faire ressortir les reliefs, est doré à souhait. En la coupant en deux pour les besoins d’une analyse approfondie, la galette montre un découpage net entre un fourrage conséquent, bien rebondi et une pâte feuilletée qui dévoile une structure aérée entre ses diverses couches impeccable. Le fourrage affiche une belle teinte beige qui reconnecte à la nature par sa nuance terreuse. L’aspect d’ensemble est peu gras et, y compris en réchauffant la galette, celle-ci jamais ne suinte ou dégouline de gras, ce qui est souvent le cas pour les galettes traditionnelles non végétales, qu’elles soient ou non de bonne ou de piètre facture.
Son réchauffage mérite de l’attention pour trouver le temps idéal pour qu’elle reste ferme sans trop s’amollir d’un côté ou sans trop sécher de l’autre. Sa prise en main est collante, une sensation tactile totalement régressive et plaisante pour les gourmands qui ont gardé leurs âmes de gamins.
Son parfum, perceptible d’autant lorsque la galette est réchauffée, est équilibré et laisse dialoguer l’espiègle frangipane et la fière amande, le sucre n’y jouant qu’un rôle modeste.
La galette est d’un croustillant à faire frémir sous les dents, elle s’effeuille avec tendresse sans s’émietter de façon grossière (les quelques miettes récupérées sur la pulpe des doigts ne font pas long feu). La mâche est gourmande. Les mandibules s’enfoncent avec délectation dans un fourrage aussi fibreux qu’il n’est granuleux, aussi moelleux qu’il n’est dense. Un contraste de textures subversif.
Ses arômes, libérés par la dissection du matériau en bouche, sont un festival de gourmandise. Peu sucrés, ils sont surtout très marqués par l’harmonie créée entre la frangipane, les amandes et le goût effronté de la pâte feuilletée.
Si les sens sont saisis par cette absence de gras et de lourdeur, ils sont captés par l’effet gourmand obtenu et par la satiété qui s’annonce à la fin de la dégustation, une satiété saine et décomplexée.
Une galette des Rois plus qu’épatante : addictive*. Elle procure un plaisir universel, celui de la gourmandise, satisfait les papilles les plus exigeantes, qu’elles soient ou non dans le mood veggie. Une invitation à se pencher de plus prêt sur les recettes et les moyens de substitution culinaires trouvés et utilisés pour donner du sens à la quête du bien-être animal, à la lutte pour le vivant et pour l’environnement.
**Avec la petite malice de la maison, celle d’avoir niché, au hasard, sur une galette individuelle sur trois, de jolies petites fèves !!!!