Sucre, crème, beurre demi-sel, sirop de glucose, gousse de vanille Bourbon, sel de Guérande
10 janvier 2026 :
L’Artisan cacao-côtier, installé à Quiberon, derrière lequel se cachent deux chocolatiers passionnés (et passionnants), Julien et Sébastien, rencontrés notamment lors du Salon Saveurs Gourmandes de Champerret (Paris) en fin d’année dernière (et découverts lors d’une Journée Portes Ouvertes organisée par l’agence de communication Fort&Clair) auparavant, fait très, très fort pour inscrire son caramel à tartiner dans la plus pure tradition locale.
L’enchantement est total. Sa couleur ambrée, qui tire sur le roux, est pénétrante, ; sa surface, lisse et soyeuse, luit de doux reflets lumineux qui font valoir la translucidité et la chaleur lumineuse de son corps. Alors que le nez chavire de ces embruns lactés, sucrés, prolongés par une vanille qui pose sa douceur en arrière-plan (un vrai shoot olfactif qui bascule les sens dans des souvenirs d’enfance), la petite cuillère plonge dans une matière charnelle, veloutée, onctueuse, à la viscosité parfaite pour aguicher et se faire addictive côté tactile. En bouche, elle est veloutée et fondante. Le palais se voit alors comblé par un tapis d’arômes généreux et rassurants, qui font la part belle à la richesse des notes lactées, lesquelles sont exaltées par le sucre bien travaillé en cuisson, la vanille parfaitement infusée apportant sa délicatesse et sa douceur en fin de gorge. Le voyage s’achève par une ponctuation incisive et pleine d’énergie, créée par cette petite pointe de sel revigorante en longueur.
Un caramel d’exception (même si les plus puristes d’entre les puristes se questionnent sur la nécessité d’utiliser du sirop de glucose dans la recette), vraiment.