Amandes-Noisettes 54 %, chocolat au lait (beurre de cacao, lait en poudre, sucre, fève de cacao, extrait naturel de vanille, lécithine de tournesol, orge), huile de tournesol, cacao en poudre
18 mars 2026 :
La petite pâtisserie parisienne LE BON a tout bon avec son praliné maison, d’excellente facture, qui met d’accord tous les becs sucrés invités à la partie, dont les papilles sont simplement gourmandes ou plus affinées et esthètes. Un praliné maison composé d’amandes et de noisettes, enrichi dans sa base par un chocolat au lait raffiné.
La séduction passe tout d’abord par le regard, par cette robe d’un brun chaleureux, tirant sur un roux et un cuivré lumineux, par cette surface aux légers reflets qui s’offre délicatement granuleuse. Le parfum qui jaillit du pot est enchanteur : la puissance à la fois grillée et grasse de fruits à coque parfaitement travaillé captive et est une invitation à pencher son nez au plus près du pot pour en humer la quintessence, s’en remplir les fosses nasales et laisser agir, alors que la dégustation buccale n’a pas encore commencé, un premier effet rétro-olfactif exaltant. La petite cuillère, qui hésite à venir griffer et dégrader cette surface envoûtante, finit par l’inciser et plonger au cœur d’une matière dont la consistance moelleuse et la texture granuleuse, dont l’onctuosité est balancée par l’épaisseur et la densité. Les sens sont en émoi et dans l’impatience de la mise en bouche…
Une attaque incisive menée sur la langue par une envolée de notes grillées et caramélisées, signature d’un praliné affûté. La mâche, croustillante, est jouissive et s’accompagne d’un fondant onctueux, lequel permet la dépose au palais d’un tapis d’arômes accomplis, un dialogue se construisant jusqu’en arrière-gorge entre les fruits secs et un chocolat au lait généreux, leur symphonie étant modulée par une ligne lactée plus douce et un sucre subtilement dosé – certains dégustateurs le trouveront un peu trop prégnants et mentionneront au passage une liste d’ingrédients qui aurait pu être réduite, mais tout est affaire de goût et d’indulgence - pour apporter sa caramélisation en déglutition et en rétro-olfaction pour une fugace pointe de vanille en finale, alors que le praliné bat sa pleine mesure en longueur.
L’artisan pâtissier a de quoi être fier de sa réalisation !!!! On en succombe de plaisir !