Ingrédients non connus
15 mars 2026 :
Deux petits pots (la troisième de la gamme, à savoir la pâte à tartiner Caramel, n’a pas été testée) et puis s’en vont. Les pâtes à tartiner Noisette et Pistache ne laisseront sans doute pas de souvenirs impérissables pour les amoureux de la spatule, de la petite cuillère et de la tartine, à l’exception de ceux qui, vraiment, ne jurent que par des produits ultra gras et ultra sucrés.
Parlons des points positifs…
Les couleurs affichées par les pâtes sont douces, caressantes. La pâte à la noisette arbore une teinte crémeuse, d’un beige clair soyeux, tandis que la pâte à la pistache évite le piège du vert trop pimpant pour être vrai. Leurs parfums sont, de même, affriolants et conservent une certaine authenticité (on dit « certaine » vu les doutes induits par l’absence d’étiquettes sur les ingrédients utilisés et sur leur proportion). Le nez est, ainsi, saisi par une odeur de noisette grillée délicatement lactée et caramélisée, alors que la pistache montre son côté incisif et espiègle en remontant les fosses nasales. Les surfaces des deux pâtes sont luisantes et la petite cuillère s’enfonce dans une matière fluide et liquide qui nécessite un petit touillage de départ pour que les amalgames rencontrés au fond des pots redonnent de l’épaisseur globale au matériau. Les pâtes, moirées, prennent alors du moelleux et une certaine épaisseur tout en restant filantes (propices aux tâches). Un caractère liquide qui, pour les plus régressifs des becs sucrés, est une invitation à les boire ! En bouche, qu’il s’agisse de la pâte à la noisette ou de la pâte à la pistache, ça fond et il se libère un effet subrepticement fibreux. Leurs saveurs sont grasses et généreuses : la noisette et la pistache prennent toutes deux possession du palais avec leurs caractéristiques respectives et sont modulées par des notes lactées et beurrées.
Des points positifs rattrapés par le négatif côté bouche !!!
Le ressenti est ultra gras et le goût ultra sucré pour les deux pâtes, ce qui ne déplaît pas aux gourmands en soi mais qui rebute un peu les gourmands éclairés ou les gourmets. Ce d’autant plus qu’aucune transparence, vraiment, n’est de mise pour cet artisan boulanger parisien, qui surfe sur la mode des pâtes à tartiner de boulange mais qui, questionné sur les ingrédients et recettes, manifeste clairement son ignorance sur le sujet, tout au plus apprend—t-on que le chocolat blanc est utilisé pour deux pâtes… Il semblerait qu’on ait affaire à des pâtes déjà toutes prêtes à la vente !!!!